Les chroniques de l'Antemonde

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 Artaban de Tytalus, Thaumaturge en inégnierie domestique

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Artaban

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Date d'inscription : 29/12/2013

MessageSujet: Artaban de Tytalus, Thaumaturge en inégnierie domestique   Mar 7 Jan - 0:30

Je suis Artaban, fils de Kelko de la Maison Tytalus, Prince-Marchand d'Ak'Anon, Archimage de l'Académie Thaumaturgique d'Ingénierie Domestique.
Je veux ici laisser une trace de mon passage en ce monde. Oui, je sais, c'est un peu grandiloquent, mais les circonstances m'y autorisent. Un peu.
Je suis donc né dans une famille de marchand de Sambar sur l'île du Lantan, deuxième fils du chef de cette famille, dont les réseaux commerciaux poussent jusqu'à l'Empire de Shou. Mais je n'avais aucun talent pour le commerce, au grand dam de mon auguste père.
Ni aucun talent pour la plupart des sujets qui auraient pu l'intéresser, alors il a fini par m'envoyer au loin, sur l'île d'Ak'Anon, à l'Académie de Magie Théorique et Fondamentale, académie de magie basée sur l'enseignement et l'étude la théorie de la magie.
Aaaaah Ak'Anon !
Mégapole gnome, cité-état située sur une île du même nom au Nord du Lantan, au large de la Côte des Epées... je ne suis pas spécialement doué en géographie alors ne m'en demandez pas plus.
Pendant de longues années, les professeurs de l'Académie m'ont, non sans mal, inculqué les notions de théorie magique.
Il y avait jusqu'alors cinq académie de magie à Ak'Anon, l'Académie de l'Invisible, basée sur l'illusion et la longue tradition magique d'illusionniste des Gnomes, l'Académie de Guerre Arcanique, dont le nom explique clairement la fonction, l'Académie de la Conception, qui apprend à ses élèves à créer les objets magiques les plus impressionnant, l'Académie de Magie Appliquée et Pragmatique, formant les meilleurs aventuriers et agents... disons... spéciaux du peuple Gnome et bien sur, l'académie où je recevait un enseignement.
Mes études avançant, j'ai compris qu'il manquait au Monde une branche entière de la magie e j'ai commencé à travailler dessus, orientant mes travaux dans une même direction.

Mon devoir de fin d'étude à porté sur la conception du sort "Couteau de Cuisine Perpetuel d'Artaban", assez proche de la Lame Perpetuelle de Shelgarn hormis le fait que ce sort animait une batterie de cuisine et permettait en quelques sorts et effets magique de préparer un festin pour une vaste assemblée, à condition d'avoir les ingrédients de départ.
Rapidement, la batterie de sort s'est étendue... Dague-Glaçon pour rafraichir les verres, Projection de Savon Acide pour nettoyer sols et murs, Résistance aux Eléments Salissants pour repousser la terre et l'eau, Courant d'air pour chasser la poussière, sans oublier les combustions et mains de feu, pour les divers tâches de cuissons ou de séchage, les Lumières Perpétuelles pour assurer un éclairage sur simple demande, l'invisibilité pour être aussi discret qu'un bon serviteur doit savoir l'être... Un Mage ainsi formé était à même d'assurer les rôles de sénéchal, de majordome, de cuisinier et l'ensemble de l'entretien des plus grandes maisonnées avec classe, distinction et discrétion... Et des plus fortunées aussi. Grâce à une excellente communication et à un subit effet de mode, mes services sont devenus extrêmement demandés... Les miens et ceux de mes apprentis, me permettant d'amasser une véritable fortune.

La réussite a été telle qu'un peu de travail, et l'utilisation d'une partie de l'argent amassé m'ont permis de me présenter au conseil, et d'y entrer être reconnu en qualité d'Archimage, en dressant une table, installant le buffet, allumant lumières et faisant venir d'accortes serveuses et servant le vin en un clignement de cil... J'avais triché bien sur, en utilisant des assistants cachés en coulisses qui lancèrent quelques sorts pour me soutenir, mais... je crois bien qu'aucun Archimage n'est devenu Archimage san stricher un peu non.
Cela me permis donc de créer ma propre Académie, l'Académie Thaumaturgique d'Ingénieurie Domestique.

Elle attira vite des mages, pas forcément les plus doués, pas forcément les plus aventureux ça, pour sur non...), mais des mages ingénieux et surtout attiré par l'espoir de faire carrière dans une forme de magie aussi rémunératrice que sans danger.
Tout allait bien, et j'aurais même pu retourner à Lantan la tête haute

Tout cela aurait été sans compté sur la grande catastrophe.
Alors que la Cité d'Ak'Anon prenait une place de premier plan dans la communauté Gnome, et que j'y prenais moi même une place de choix, les profondeurs de la Cité s'ouvrirent soudain sur une multitude de tunnels qui libérèrent un flot incessant de Gobelins.

Les Gnomes ne sont pas de grands guerriers, mais quand ils sont menacés, surtout par des gobelins, ils sont capables de devenir des combattants féroces, compensant par leur hargne leur manque de puissance physique.
Entre cela et la technologie Gnome, la bataille fut terrible.
Les Gobelins jaillissaient de partout. Les évacuations commencèrent, mais furent rapidement interrompus lorsque des gobelins parvinrent à passer par un accès dérobés et à prendre le port.
Très vite, il est apparus que les Gobelins connaissaient cette Cité mieux que nous. Leurs tunnels débouchaient en des lieux stratégiques, ils usaient de passages secrets, de passages dérobés. Ces créatures vicieuses lançaient des assauts où ils n'hésitaient pas à sacrifier des centaines des leurs.
Les défenses de la ville s'étaient constituées de bric et de broc. Les Nains s'étaient constitués en une Légion dont l'efficacité fut un véritable fléau pour les Gobelins, les quelques humains s'étaient regroupés, et faisaient de leur mieux, les Académies de Magie fournissaient des mages de combat d'une efficacité aussi diverse que varié.
Même l'Académie Thaumaturgique en Ingénierie Domestique fournissait des combattants aux sorts aussi... particuliers qu'étrangement efficace. Moult Gobelins furent cuit, rôtis et préparés en salaisons, d'autres furent noyés dans du savon, d'autre assaillis par des nués de balais, serpillères, ou même de hache et scies...

Finalement, de retraites en hécatombes, la résistance de la Cité s'est réduite à quelques poches éparses.
Du haut Donjon de mon Académie, je peux encore voir flamber les sorts de l'Académie de Magie de Guerre Arcanique. J'entends vers le quartier Nain le fracas de la bataille terrible tandis qu'ils tentent d'emmener avec eux un maximum d'ennemis avant de sombrer dans le néant. Même dans les bas quartiers, les couteaux sont tirés, les coups dans le dos et les attaques et contre-attaques se succèdent. Mais les gobelins s'apprêtent à y mettre le feu.
Dans ma tour, j'entends que les combats ont cessés. Ils approchent.
J'ai disposé des ingrédients partout autour de moi. jarre d'huile prêtes à exploser, couteaux de tailles diverses prêt à être animé... Je vendrais chèrement ma peau moi aussi.
Je vais laisser ce parchemin bien à l'abri en espérant que d'autres le trouveront, et qu'ils sauront ainsi la vérité : cette île est un piège !


Ce parchemin a été retrouvé dans les ruines d'Ak'Anon par les équipe de secours dépêchées sur place.
Les gobelins n'avaient laissé aucun survivant sur place dévorant les morts et entraînant sans doute les rares captifs dans leurs repaires maudits.
L'île n'a pas été colonisée à nouveau, le conseil du Lantan jugeant ce projet trop dangereux et prenant en compte les quelques avertissements, dont ce témoignage, parvenu jusqu'à eux.
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Artaban

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MessageSujet: Re: Artaban de Tytalus, Thaumaturge en inégnierie domestique   Sam 1 Fév - 23:07

Le claquement des fouets.
Le bruit des chaînes.
La nuit éternelle percée par quelques torches crépitantes.
Et les râles, les pleurs, les cris de douleurs des prisonniers.
Artaban avance, comme les autres. Il avance vers un destin qui ne pourra être que terrible. Il avance, misérable, la peur au coeur, la faim au ventre, les pieds en sang. Son dos porte les striures des fouets Gobelins et comme tous ici, il baisse la tête, courbe les épaules, et marche sans penser, sans réfléchir, sans rien faire d'autre que mettre un pied devant l'autre.

Dans ces enchainements de grottes et de tunnels, dans ces conditions infernales, impossible de garder la notion du temps. La seule chose qui rythment cette marche, en dehors du fracas des chaînes et du mouvement de pompe de leurs jambes, totalement séparé du reste de son être, ce sont les gnomes qui tombent pour ne pas se relever. Des Gobelins arrivent, fouettant des gnomes qui tirent une charrette bringuebalante. Les gobelins détachent la chaîne et jettent le cadavre... ou le futur cadavre sur la charrette, sans que la marche ne cesse.
Les pauses sont brèves et violentes. C'est à ce moment là que les gobelins se préparent à manger, débitant et préparant les gnomes tombés dans la journée. C'est à ce moment là que le cri de ceux qui n'était pas encore tout à fait mort glace les sangs. Mais les gnomes encore enchainés sont trop épuisé, trop endoloris et.. pour tout dire, trop soulagé que ce ne soit pas eux pour réagir.

La colonne, misérable, avance lentement, mais finit enfin par arriver à un comptoir commercial.
Une espèce de ramassis de masures branlantes, de tentes bigarrés et d'échoppes usées, traversé par des marchands de toutes les races de l'Outreterre, un lieu puant la sueur, les excréments, la pourriture et la peur. Sous les regards calculateurs de cette foule hétéroclite, la longue colonne de gnomes fatigués est conduite dans un enclos. On leur y jette quelques seaux d'eau, quelques morceaux d'une sorte de pain rassis, et on les laisse là, misérables et grelottants dans le froid.
Les gnomes restent hagards, quelques désespérés arpentent le paddock pour y rechercher des proches, qui un fils, qui une compagne, qui un frère d'armes des derniers combats... bien peu avec succès. Quelque part, un bébé pleure. Impossible de savoir comment il a pu être mené jusqu'ici, mais ce bruit qui vrille les oreilles et perce le coeur est encore plus sinistre lorsqu'une voix fatigué commence à entonner une triste berceuse, sans parvenir à calmer le petit.
La porte du paddock s'ouvre, les fouets claquent à nouveau et rapidement, sous les hurlements des gobelins, les gnomes s'assemblent en quelques vagues lignes. Un gobelin énorme, couvert de bijoux et de breloques, s'avancent, passent dans les rangs, se plantent devant l'un des gobelins. Il lui ouvre la bouche et regarde ses dents, tâtent ses bras, approche sa torche de son visage pour bien le voir e lance dans un commun grinçant : "Toi, tu sais faire quoi ?" Le gnome est jeune, il a sans doute combattu pour défendre la cité, et une pointe d'orgueil brille dans son regard quand il lance "Pour toi ? rien !".
La torche du gnome s'abat aussitôt sur son visage, une fois, deux fois trois fois. Le gnome s'effondre, se roule en boule, mais le gobelin continue à le frapper. Le reste des gobelins s'est avancé, la main sur leurs armes, défiant les gnomes de bouger, mais aucun n'ose. Tous baissent la tête e attendent, les hurlements du courageux combattant leur emplissant les oreilles tandis que le gobelin lui enfonce sa torche dans l'oeil. Sa voix s'éteint dans un gargouillis, après une longue et douloureuse agonie.
Lorsque le gobelin passe au suivant, toute velléité de défis a été effacée comme par magie. Il apparait clairement que le sort de ceux qui ne peuvent rien apporter ne sera pas enviable : ils sont regroupés dans un coin du paddock tandis que le reste se voit passer au cou une sorte de vilaine pancarte supportant un numéro.
Le reste n'est que l'histoire classique du marché aux esclaves. Sur une estrade, chacun à son tour est vendu, ses qualités énumérées par le gros gobelin. Les acquéreurs se bousculent, certain se battent même parfois, mais chaque gnome trouve preneur.
Dans la foule tumultueuse, une zone de ténèbres et de calme marque l'endroit d'où un marchand Drow lance ses enchère. C'est lui qui achète Artaban, ainsi qu'un bon nombre des lots des "ouvriers non spécialisés mais dociles et travailleurs" vantés par le Gobelin.

C'est ainsi qu'Artaban a pris le chemin de la Cité Drow.




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