Les chroniques de l'Antemonde

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 Hilizil Oon'is

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Elseneur

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MessageSujet: Re: Hilizil Oon'is   Jeu 8 Mai - 16:56

La rêverie elfique ne dure en moyenne que quatre heures. Même si, comme les humains, les elfes présentent, d’un individu à l’autre, d’inévitable différences quand à leurs besoins personnels. Hilizil eut passé, chez les humains, pour une grosse dormeuse. Si elle n’avait rien de particulier à faire, elle aimait prolonger sa rêverie d’une demi-heure au moins, voire un peu plus. Mais cela ne couvrait pas l’intégralité des heures de sommeil de son compagnon humain. Ce qui lui laissait un long moment avant son réveil. Pelotonnée contre lui, elle tâchait d’oublier toutes les douleurs de son corps et de son âme.

Depuis quelques temps, elle avait recommencé à poursuivre un vieux rêve. Mais elle n’en avait encore parlé à personne. Elle ne voulait rien dire avant d’être sûre de pouvoir y parvenir. Son malaise l’inquiétait : cela pourrait il interférer ?

Pour mener à bien ses projets, elle avait tiré sur la corde. Beaucoup trop d’exercices physiques. Pas assez de nourriture. Mais elle devait être légère. La plus légère possible. Elle faisait partie de ces gens de scène pour qui « donner de sa personne » n’était pas un vain mot. Si bien qu’elle s’inquiétait bien moins des conséquences sur sa santé que sur son art.

Mais la dispute avec son compagnon, puis son inquiétude l’avait ébranlée. Et elle restait dans le brouillard quand à la voie à suivre. Hilizil n’avait eu, par le passé, que peu de dilemmes. Elle avait pris l’habitude de faire des choix tranchés. Vivre avec un paladin, cela rendait sa vie un tantinet plus compliquée.

Arrivée à un tournant de son existence, sur le point de donner un des concerts les plus importants de sa jeune carrière, la jeune barde hésitait et s’inquiétait, en proie à la crainte de devoir un jour faire un choix impossible…
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MessageSujet: Re: Hilizil Oon'is   Sam 10 Mai - 10:28

Journal d’Hilizil Oon’is, extraits.

"Imbéciles ! Nous avons déjà les vampires sur le dos et ils ont jugé malin de provoquer Tzarov en plus de ça ?! Il y avait d’autres moyens.

Je me sens très mal. J’ai honte de mon comportement, je suis… folle de colère. J’ai violemment frappé Ashan. J’ai pris des coups à cause de cet abruti, mais ça ne le justifie pas. Qu’est ce qui m’arrive ?

Je me mens : je sais ce qui m’arrive.

Je ne veux pas qu’il meure. Je dois assumer mes émotions : je me suis attachée à LUI. Malgré ses actes que je réprouve.  J’ai toujours balancé, face à lui, entre l’attirance et la répulsion, l’affection sincère et la saine terreur. Cela a créé un nœud dans mon cœur, lourd comme l’air avant un orage. Quelque chose de trouble, malsain et douloureux.

Et la tempête gronde en moi.

Il mourra. Pire, je vais devoir participer à sa chute. Je n’ai pas le choix : Martin est mon compagnon et je ne veux pas qu’il périsse en le tentant seul. En outre, Tzarov a corrompu Falathar et a donc jeté l’opprobre sur mon nom. Ça donne à ses horribles agissements un aspect des plus personnels. Cela doit avoir plus de poids que les atermoiements de mon cœur. Ça A plus de poids.

En attendant, il va nous falloir agir rapidement contre Edward, afin de rendre le plus vite possible la lame au comte. Qu’il faille bientôt l’affronter est un fait, mais pas sans un minimum de préparation."
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MessageSujet: Re: Hilizil Oon'is   Dim 11 Mai - 14:54

Ce n’était pas à proprement parler un « sommeil ». Les elfes ne dormant pas. Mais cela en présentait, vu de l’extérieur, tous les signes. Il dura aussi longtemps que celui, agité et peu reposant, de son compagnon. Mais au réveil, malgré une faiblesse générale, l’elfe parvenait à se tenir debout.

Un petit déjeuner très énergétique y avait beaucoup contribué.

La nouvelle de la mort d’Edward lui avait procuré une joie toute carnassière. Mais l’elfe se sentait humiliée et amoindrie comme jamais. Elle n’avait pas pu se défendre efficacement et elle en ressentait une profonde rage. Seul l’orgueil des Oon’is la faisait tenir et conserver une certaine dignité.

Ce fut d’abord un appel discret. Le cri d’une mouette  qui perça l’air.  Par la fenêtre ouverte, la belle l’entendit et quelque chose remua dans ses entrailles…

« Viens.»

Elle porta une main tremblante sur la perle de son cou et  supplia le jeune homme inquiet de la laisser quitter la chambre. Elle ferait attention, elle userait d’invisibilité. Elle n’irait pas là ou c’était le plus dangereux. Il fallait absolument qu’elle parte seule. Ce ne serait pas long, et elle en avait besoin.

Ce fut difficile. Il insista sur la prudence nécessaire. Mais il savait que l’enfermer n’était jamais bon. Et la jeune elfe irradiait quelque chose d’indéfinissable... une sorte d’urgence.

Quelques heures plus tard, elle foulait le sable humide d’une plage, tomba à genoux dans l’eau, avant de se laisser complètement choir dans l’eau saumâtre. Un frisson la parcourut, comme si elle avait quitté cela il ya des siècles. Quelques jours uniquement, pourtant.

« Bonjour… »

Les yeux fermés, l’elfe sourit.

«  Bonjour.
-  Comment vas-tu ?
- Comme je peux.
-  Tu as été très brave.
- Je n’ai pas pu m’empêcher de hurler.
-  Il n’y a pas de honte à cela. Tu as été capable de venir jusqu’ici.
- Ça n’a rien de difficile. Enfin si…physiquement, un peu.
- Tu pourrais aussi rester prostrée dans ta chambre. Plus d’une a été brisée ainsi, sais tu ?
- Je ne suis pas brisée.
- Bien sur. Tu es de celles qui ne se briseront que si elles le veulent bien. Tu as senti que tu te noyais et tu as appelé. Parce que tu es devenue assez forte pour savoir que se raccrocher à une planche de salut n’a rien de honteux
-  …
- C’était un compliment !
- Oui. Je comprends. Mais je ne retiens de cette expérience que…ma faiblesse. Mon incapacité à lui résister. J’ai été complètement dépendante de l’aide d’autrui…
- Oui, c’est là le triste sort de tout être un tant soit peu social : il est dépendant des autres.  Mais Ô belle barde, crois-tu donc que Martin, saucissonné comme tu l’étais, ou Shem, ou même le puissant Thor auraient pu faire quoique ce soit de plus à ta place ?  Face à Edward, ta faiblesse était à peine plus grande que la leurs. Il fallait l’union de plusieurs volontés pour que tu puisses t’en sortir. Et la tienne a aussi joué son rôle.  
-En quoi ?
- Tu as été maligne. Tu n’as pas dit un mot sur la lame. L’effet de surprise a été conservé et  t’a sauvée. D’autres, avec moins de sang froid, auraient paniqué ou auraient voulu bêtement le provoquer ainsi. Tu en serais morte et pas sûr que ta mort n’aurait pas pesé dans la balance quand Martin aurait affronté Edward en duel. Sans parler d’un effet de surprise ruiné.
- Comment se fait il qu’il n’ait pas lu ça dans mon esprit ?
- Ah ça, c’est un coup de chance. Ce n’était tout bêtement pas là ce qu’il cherchait. Il n’a vu que le nœud de ta relation avec le Comte et pour sa nature perverse, c’était presque aussi irrésistible que sa soif de sang. Il n’aura même pas fait attention au reste. Il ne t’a pas sondée par désir d’avancée stratégique, vois tu, mais pour pouvoir te tourmenter avec plus d’efficacité. Et s’il a bien perçu que le vol de cette lame t’embêtait vis-à-vis du Comte, il n’a pas percuté qu’il s’agissait de celle de la tueuse.
-  Mais... C’est complètement stupide !
- A partir d’un certain degré de malignité et d’orgueil, on tombe très clairement dans la bêtise. Beaucoup de vampires ont été vaincus ainsi :  à cause de leur propre tournure d’esprit. »


L’elfe soupira… Les vagues étaient venues la chercher et la portaient. Les bras en croix, les yeux tournés vers le ciel, dans la confortable position de la Planche, elle se laissait aller.

«  Quelle sera ma voie désormais ?
- Quel est le flux qui t’anime ?
- L’Art, encore et toujours.
- Alors continue. J'ai hâte de te voir danser. »
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MessageSujet: Re: Hilizil Oon'is   Mer 14 Mai - 10:23

Journal d’Hilizil Oon’is, extraits.

Le Migou a été capturé par Jehan pour en faire une attraction de l’arène ! Une folie ! Par les écailles de la sirène, son commerce était déjà odieux à mon sang d’elfe, mais là il passe toutes les bornes ! Quelle différence entre lui et le Comte ?! Jehan n’a certes pas la volonté du mal, mais est aussi dangereux de par son refus de réfléchir à ce qu’il fait.
Répugnant personnage ! Je refuse cela !


[…]

Martin a eu une rude journée. Cette histoire de paladin d’Ilmater passé à l’ennemi le mine. Et comme à chaque fois, il me met en porte à faux. Doux ami, ce n’est pas quand tu es dans cet état que je vais accepter de parler avec toi de choses si délicates. Je vais attendre pour cela un moment ou tu seras mieux.

N’empêche, je comprends ce qu’il éprouve. Le magicien royal est un elfe, apparemment. Je pensais qu’Elim était une exception chez les miens, mais apparemment, les elfes tentés par la tyrannie sont plus nombreux que je ne pense. J’en éprouve une certaine honte. Notre image ne correspond pas à la réalité.

Mais qu’est ce qui a rendu ce paladin fou ? Ce ne sont certes pas les relations avec l’Alcade puisqu’elles préexistaient à cette folie. Par contre le culte du destructeur a l’air bien implanté. Shem n’a relevé aucune trace de magie qui explique l’attitude du peuple. Ça ne m’étonne pas. le bourrage de crâne à long terme est aussi efficace, voire plus, que n’importe quel sort. Et le moins qu’on puisse dire est qu’un manipulateur expert  dispose de tout le temps qu’il veut, ici.  Je ne serais pas étonnée si on découvrait qu’un proche du roi a joué ce rôle…

Reste deux choses : ce Jocelyn qui reste étrangement passif et Tzarov, qui viendrait de là. Il aurait même été parmi ceux qui accompagnèrent le roi dans ce royaume. Et selon Edward, il serait moins puissant depuis qu’il l’a quitté et…

Je me relis et je réalise : Tzarov aurait ACCOMPAGNE un paladin d’ILMATER pour fonder un royaume, loin de l’Alcade ? Ai-je bien compris cela ?  

Qu’est ce qu’il se passe là bas pour changer les hommes à ce point ?

[…]

Je me croyais plus forte. Je croyais pouvoir faire face à tout. Que même si un jour un gros dégueulasse me coinçait dans quelque ruelle sombre, je saurais effacer ce qu’il me ferait avec un bain et mon inflexible volonté. Non sans lui avoir fait rendre gorge avant, bien sûr…

Je le croyais. Peut être même en étais je capable. Mais la morsure d’un vampire, c’est autre chose. C’est... terriblement semblable à une forme de viol.  Mais avec cette subtilité que, vers la toute fin, quand le corps épuisé est sur le point de flancher et que l’on sait qu’on va mourir,  nait une forme de volupté, de la torture elle-même.

J’en frémis en écrivant ces lignes. Plus que la douleur physique des tortures, plus que la répulsion atroce de ses attouchements sur moi, le souvenir de cette extase m’est une honte intime dont je n’arriverai jamais à me laver et dont je ne me vois pas parler à qui que ce soit. Le plaisir est coupable en lui-même.

Je ne supporte plus la chair.  J’aime mon compagnon. Je l’aime follement. Mais je suis souillée. Je me sens désormais indigne de son regard, de son désir. La fougue de ses étreintes, que j’adorais, ne m’est plus qu’une source de crainte. J’ai envie de le toucher, pourtant. Mais l’idée de perdre le contrôle entre ses bras, même de mon propre gré, me parait absurde et dérangeante. Mon désir me parait pervers et Sali. Je me contente de baisers frustrants. Paraitre à nouveau nue devant lui m’a été difficile. Mais il fallait que je le tente. Il me fallait passer outre cette peur là.
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MessageSujet: Re: Hilizil Oon'is   Mar 20 Mai - 10:47

Le fauve ronronnait et la jeune elfe l’observait, circonspecte. Il n’était pas une invocation comme les autres. Même Kunoeil, prompt à feuler sur tout ce qui était plus gros que lui, y compris les ours et les crocodiles, évitait clairement la panthère. Pourtant, celle-ci semblait tout à fait calme et ignorait purement et simplement le petit borgne.

Lui trouver un nom était difficile.  Même le dernier en date, à la réflexion, ne convenait pas. « Eclipse » ? Joli…. Mais non. « Onyx » ?
« Un peu convenu, tu ne trouve pas ? »

Oui, ça aussi cela différait. Elle lui parlait. Ce n’était pourtant clairement pas un familier. La jeune barde avait su qu’il y avait quelque chose d’autre à la minute ou elle avait croisé le regard de la bête : une intelligence y luisait, dans des yeux de la même couleur que les siens. Ce qui la mettait mal à l’aise.

Hilizil aimait à nommer ses invocations. Ça ne lui avait posé aucune difficulté jusqu’alors.  Teddy avait été nommé d’après un jouet en peluche qu’elle avait enfant, et Sakamin d’après le crocodile d’Avi. Elle le voyait comme un hommage à son ami disparu.

Mais elle n’y parvenait pas avec le félin.

« Allons, fais un petit effort.
- Qu’est ce que tu es ?
- Une panthère d’ombre. Tu devrais le savoir : c’est toi qui m’as invoquée.
- Tu n’es pas banale.
- Et comment en serait-il autrement ? Tu es barde et comme tous les bardes, tu sais influer sur les sorts ordinaires afin de te les approprier.
- Tu n’es pas comme les autres.
- Ils n’étaient que des essais, des  brouillons. D’abord on s’exerce, ensuite on maitrise, enfin on adapte. »


La jeune elfe cligna les yeux. Elle se glissa dans la mare et fit ce pourquoi elle était venue, cueillir quelques un des splendides nymphéas qui y paressaient. Elle les choisit soigneusement : il fallait qu’ils restent frais jusqu’au lendemain. Donc, pas trop gros, pas trop lourds, et pas encore totalement ouverts.

Le fauve veillait. Ses prunelles bleu-vert luisaient dans l’obscurité…

« Tu sais parfaitement quel est mon nom.
- Tu auras le nom que je te donnerai.
- Mais précisément, ma chère. Précisément...»
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MessageSujet: Re: Hilizil Oon'is   Jeu 22 Mai - 19:21

« Allons. Dis-le. Tu sais qui je suis. Tu connais mon nom. De quoi as-tu peur ?
- Je n’ai pas peur.
- Tu ne trompes que toi-même, Très chère


Difficile de rester de marbre, quand la voix onctueuse et ronronnante de la panthère susurrait ainsi au subconscient de la barde.

«  Je sais de quoi tu as peur…
- Alors pourquoi me le demandes tu ?
- Pour t’embêter. Tu as peur de le perdre, qu’il ne comprenne pas. Tu as frôlé la panique, hier soir.
-  T’as pas une boule de poils à régurgiter ou un truc du même genre ?
- Oooh quelle mesquinerie ! »


Une panthère qui rit, c’est assez curieux à entendre et c’est à peu près indescriptible.

« Regarde-toi. Tu es gouvernée par ta peur. C’est ce qu’il a réussi à faire. Elle est passée ou, la gamine qui tenait tête à Elim ?
-  Ça n’a rien à voir.
- Si, ça a à voir. Il fut un temps ou tes souffrances passées te servaient de remparts. Je suis ce que tu caches loin sous la surface de ton sourire, dans les profondeurs de ton amertume. Tu as tiré ta force de moi durant des décennies. Et maintenant, parce que tu as peur qu’un homme te laisse, tu réagis en petite fille effrayée. Tu es faible. Tu es pathétique. Tu ne cesses de pleurer et de te plaindre. Regardes toi dans le miroir que je te tends.
- Je hais les miroirs.
- Non sans raison. Ils ne t’épargnent pas !
- Toi non plus.
- Tu m’as créée pour ça. Il faut bien que quelqu’un te secoue. Ouvre les yeux : tu es en vie, et ta carrière est passée de « prometteuse à « étincelante ». Tu as survécu à des choses inimaginables. Alors cesse de geindre ! Et donne moi mon nom !
- … « Abysse ».
- Enfin. Tu en as mis, du temps.
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MessageSujet: Re: Hilizil Oon'is   Mer 28 Mai - 16:13

La maison était silencieuse. Kunoeil avait élu domicile près du poêle. Enveloppée das une couverture, pelotonnée sur le divan, l’elfe lisait. Elle s’appropriait lentement les lieux. Près d’elle, la panthère ronronnait. Elle aussi était chez elle.

« Je te sens tendue.
- La soirée a été difficile.
- Tu es déçue. Pourtant, tu devrais comprendre son point de vue : il tente de la gérer, de la protéger…
- Elle ne craint rien.
- Il ne le sait pas. Et elle non plus.
- Au fond ça n’a que peu d’importance. L’essentiel est qu’on puisse continuer à travailler.
- Ah… ta crainte première qui pointe le bout de son nez.
- Comme tu dis : nous sommes à la veille d’une guerre. Même Sheb en a conscience.
- Prends bien garde à ce qu’il ne se serve pas de ça à son propre avantage. Il est aussi fiable qu’une anguille…


L’elfe sourit. Comparer à une anguille un prêtre de Kossuth… Abysse ne reculait devant aucune impertinence. Le félin l’agaçait mais elle ne pouvait s’empêcher de ressentir un secret contentement  à l’entendre persiffler. N’était elle pas issue d’elle ?

« Pourquoi hésites-tu ? Tu es la petite fille de Singollo "Main-de-fer", la descendante de Lorindol l’aventurier.  L’indécision ne fait pas partie de ton héritage. Tu appartiens à la race de ceux qui décident….
- Je suis désormais une simple artiste.
- Et une aventurière.
- Comme il yen a des centaines dans cette ville…
- Non. Le haut du panier.  Plus d’ego, chérie. Pourquoi ne tentes tu pas de réaliser toutes tes ambitions ? »


L’elfe  posa les yeux sur la panthère.

«  Je ne les ai pas trouvés.
- Qu’ils soient là ou pas, ils ne se manifesteront pas comme ça juste pour tes jolis yeux. Tu oublies tes propres principes : Sois ce que tu veux être et le reste viendra. Tu as des idées ? Mets les en pratique.  Tu en as parlé à Ton paladin ?
-  Pas encore.
-  Parle lui en.
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